Impact de la Réforme de la TVA sur les Micro-Entreprises : Un Danger Imminent

La réforme de la TVA menace la survie des micro-entreprises : seuils abaissés, complexité accrue et pertes de revenus. Analyse complète ici.

L'équipe VIGE DIGITAL

10/22/20253 min read

🧩 Une réforme confuse qui inquiète les indépendants

Depuis la loi de finances 2025, les micro-entrepreneurs français vivent dans le flou.
La fameuse réforme de la franchise de TVA, adoptée discrètement en début d’année, a provoqué un séisme chez les travailleurs indépendants.
Son principe : abaisser le seuil de franchise à 25 000 € pour toutes les activités, au nom d’une “simplification fiscale”.

Mais derrière les discours technocratiques se cache un véritable piège pour les petites activités : plus de paperasse, plus de charges, et moins de compétitivité.

⚖️ Rappel rapide des faits

  • Février 2025 : adoption de la réforme dans la loi de finances, fixant un seuil unique de 25 000 €.

  • Mars – juin 2025 : grogne nationale, reports successifs, confusion dans les textes.

  • Octobre 2025 : arrivée au Sénat d’une proposition de loi visant à supprimer purement et simplement la réforme.

En parallèle, le gouvernement prépare déjà une nouvelle version pour 2026 :
👉 seuil global à 37 500 €, sauf bâtiment limité à 25 000 €.

Autant dire que la stabilité fiscale n’est toujours pas au rendez-vous.

🚨 Pourquoi cette réforme menace les micro-entreprises

1️⃣ Perte de compétitivité

Être assujetti à la TVA signifie facturer 20 % plus cher à des clients particuliers.
Pour un coiffeur, un graphiste ou un artisan local, c’est une baisse immédiate du chiffre d’affaires — surtout face à des concurrents encore exonérés.

2️⃣ Complexité administrative

Facturation HT/TTC, déclaration de TVA, comptabilité renforcée…
La micro-entreprise, censée être un modèle de simplicité, devient un casse-tête.
Résultat : perte de temps, coûts supplémentaires, et découragement.

3️⃣ Effet de seuil destructeur

Avec un plafond abaissé à 25 000 €, beaucoup d’indépendants choisiraient de freiner volontairement leur activité pour ne pas “basculer” dans la TVA.
Un frein à la croissance dramatique pour l’économie locale.

4️⃣ Fragilisation économique

La TVA entraîne une perte de marge nette estimée entre 12 et 18 %.
Dans des métiers à faible rentabilité (bâtiment, esthétique, bien-être), cette ponction peut mener à la fermeture pure et simple de l’activité.

🏛️ Une instabilité qui érode la confiance

Le pire dans cette affaire n’est peut-être pas la réforme elle-même, mais l’incertitude permanente qu’elle a créée.
Les micro-entrepreneurs ne savent plus :

  • s’ils doivent facturer la TVA,

  • à quel seuil s’appliquent les règles,

  • ni si les textes actuels seront encore valables dans six mois.

Cette insécurité juridique tue la projection et l’investissement.
Comment bâtir une entreprise durable si la fiscalité change chaque trimestre ?

💬 La colère du terrain

Les fédérations d’auto-entrepreneurs ont été unanimes :

“On veut simplifier, mais on finit par écraser un moustique avec une ogive nucléaire.”

Derrière la colère, une crainte : que cette réforme “technique” détruise le modèle même de la micro-entreprise, conçu à l’origine pour favoriser l’initiative individuelle et locale.

Les petits indépendants, artisans, formateurs et créateurs sont les premières victimes d’un système devenu illisible.

🔍 Et maintenant ?

Une proposition de loi, déposée le 15 octobre 2025 au Sénat, vise à annuler définitivement la réforme TVA 2025.
Mais le ministère de l’Économie planche déjà sur une nouvelle mouture pour 2026, avec un seuil unique à 37 500 €.

Autrement dit :
🟠 La bataille n’est pas terminée.
🔴 Les micro-entrepreneurs doivent rester vigilants et anticiper.

💡 Que faire dès maintenant ?

Surveillez les annonces fiscales dans la loi de finances 2026.
Calculez votre seuil de franchise selon votre activité (services, ventes, bâtiment…).
Préparez vos tarifs à une éventuelle facturation TTC.
Faites-vous accompagner par un expert ou un simulateur en ligne.

🧭 En conclusion

La réforme de la TVA n’est pas qu’une question de chiffres.
C’est un signal d’alarme sur la manière dont l’État traite les indépendants : un pas en avant pour la simplification, deux pas en arrière pour la clarté.

Pour beaucoup de micro-entrepreneurs, c’est la stabilité réglementaire — pas les aides — qui conditionne la survie de leur activité.

🚨ALERTE: La réforme des seuils de TVA suspendue du budget 2025 mort-née

D’ici la suppression de l’article 25 du PLF 2026 lors de l’examen en séance publique du texte dans l'Hémicycle - qui débutera vendredi 24 octobre -, qui ne fait aucun doute au vu de l’opposition à cette réforme ô combien décriée par les élus et les fédérations d’auto-entrepreneurs, les sénateurs auront la charge d’en finir avec la précédente réforme des seuils de franchise de TVA, incorporée en catimini au budget 2025 et qui prévoit un abaissement des plafonds à un niveau unique de 25 000 euros. Une première réforme qui n’est finalement jamais entrée en vigueur - après plusieurs reports successifs - et qui restera lettre morte si la chambre haute adopte jeudi 23 octobre la proposition de loi de Paul Midy, déjà votée à l’Assemblée nationale en juin 2025. (modification 23/10/2025)